« Six ans déjà », paru chez Pocket en mars 2015

Synopsis

« Impuissant, Jake assiste au mariage de Nathalie, la femme qu’il aime. Leur histoire est bien finie, et elle lui fait promettre de ne plus jamais le contacter. Ni d’essayer de le revoir.
Jake tiendra parole, pendant six ans. Jusqu’à ce qu’il tombe sur la notice nécrologique de Tood Sanderson, le mari de Nathalie. »

J’étais fâchée avec Harlan Coben depuis environ 8 ans. En effet, quand il a commencé à avoir du succès, j’ai lu deux de ses bouquins, dont je ne me rappelle absolument pas les titres mais me souviens très bien de l’agent sportif Myron Bolitar, que j’avais trouvé proprement insupportable. De plus, je n’avais pas du tout accroché à son best seller « Ne le dis à personne » ; en bref, j’avais définitivement fais une croix sur cet auteur que j’avais classé parmi les « auteurs médiocres ».

L’autre jour, un DRAME (oui, oui, pour moi, c’en est un) s’abat sur moi : je suis à la gare, ai oublié mon livre, et suis sur le point d’embarquer dans un trajet en train de deux heures. Je n’ai d’autres choix que d’aller au Relais, et, entre les livres déjà lus, ceux qui ne me disent absolument rien, je décide de redonner une chance à Mr Coben en choissisant ce bouquin, la quatrième de couverture étant bien alléchante.

Bien m’en a pris : l’intrigue est prenante, le principal protagoniste est tout autant paumé que nous le sommes, et nous allons de rebondissements en rebondissements. Pas de temps mort, ce roman se lit d’une traite et facilement. Parfait pour faire passer le temps dans le train. Ceci ci, je sens que je vais également oublier rapidement cet ouvrage ; un petit plaisir fugace, mais très certainement pas une oeuvre majeure, ni même juste un roman marquant.

14/20

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« Je sais où tu es » de Claire Kendal, paru chez Albin Michel en février 2016

Synopsis

« Rafe poursuit de manière obsessionnelle Clarissa. Seule chance de sortir de son emprise : participer à un procès au tribunal de Bristol en tant que jurée. Elle y fait la rencontre d’un autre juré, ce qui rend Rafe fou de jalousie. En voulant le piéger, elle se met en danger. Premier roman. »

Cette autrice, inconnue jusqu’alors, signe un premier roman qui augure un futur littéraire prometteur.

Le personnage principal, une femme travaillant dans une université, est harcelée par l’un des professeurs de l’établissement depuis que son ex compagnon est parti. Rafe, un homme instable et dangereux, est persuadé que depuis la nuit qu’il a passé avec Clarissa, ils sont engagés dans une relation amoureuse. De fait, il la suit, l’épie, fouille sa maison, sa vie, et se comporte avec elle comme si ils étaient en couple. Mais pendant sept semaines, Clarissa sera jurée dans une affaire pour viol ; c’est là qu’elle rencontrera Robert, ce qui attirera les foudres de Rafe, et qu’elle puisera le courage nécessaire afin de mettre fin aux agissements de ce dernier, qui se révèle de plus en plus menaçant.

Le récit alterne entre le point de vue de Clarissa, dont l’angoisse est palpable, et celui de l’autrice. On notera déjà la justesse psychologique des différents personnages, notamment celui de Clarissa, à la fois apeurée et bien décidée à mettre Rafe hors d’état de nuire. La folie de ce dernier, imperceptible aux yeux de tous les autres grâce à son art de la manipulation, effrayante car crédible. On suit les errements de Clarissa, qui font écho à ceux de la victime du procès ; en effet, c’est une prostituée accro aux drogues, faits que les avocats vont utiliser afin de discréditer ses accusations. Clarissa, s’identifiant à la jeune femme, a à la fois peur de subir les mêmes accusations qu’elle, mais cela va également la décider à agir pour de bon, avec l’appui de Robert.

Un roman oppressant qui ravira tous les amateurs du genre.

16/20

 

« Black-out » de John Lawton, paru chez 10-18 en avril 2015

Synopsis

« Londres, 1944. La Luftwaffe donne son assaut final sur la capitale déjà exsangue et les Londoniens se précipitent dans les abris souterrains.
Au milieu du chaos, un bras coupé est exhumé par un groupe d’enfants jouant sur un site bombardé de l’East End.
Le sergent détective Frederick Troy, de Scotland Yard, parvient à relier cette découverte à la disparition d’un scientifique de l’Allemagne nazie.
Il met au jour une chaîne de secrets menant tout droit au haut commandement des Alliés, et pénètre les mystères d’un monde corrompu, peuplé de réfugiés apatrides et d’agents secrets. »

– Prix SNCF du polar –
En 1944, Londres est ravagée par la seconde guerre mondiale, et les enfants jouent dans des gravas. L’un d’eux trouve un bras arraché ; le lieutenant Troy va se retrouver en charge de l’affaire. Il s’avère que ce n’est pas un soldat tué au combat, mais celui d’un savant allemand qui participait à une découverte majeure…
Je n’ai personnellement pas accroché à ce roman brouillon, confus, avec de nombreux personnages si insipides que l’on ne les distingue même plus les uns des autres. Des longueurs interminables, peu d’action, bref j’ai eu du mal à aller jusqu’au rebondissement final…
Point positif : la reconstitution historique est fidèle, ceci dit, autant (re)lire « Au revoir là haut » ou « Les bienveillantes »…

7/20

« La septième fonction du langage » de Laurent Binet, paru chez Grasset en août 2015

Synopsis

« Le 25 février 1980, Roland Barthes est assassiné alors qu’il transportait un document sur la septième fonction du langage, une fonction qui permet de convaincre n’importe qui de n’importe quoi. Le commissaire Jacques Bayard et le sémiologue Simon Herzog enquêtent parmi la crème du milieu intellectuel français et découvrent l’existence d’une société secrète, le Logos Club. »

Premier roman de cet auteur que je lis, je me suis régalée. Ce professeur de français manie les mots à merveille, jongle avec l’ironie et le sarcasme pour le plus grand bonheur du lecteur.

Roland Barthes, le célèbre sémiologue, a découvert la septième fonction du langage, un document d’une importance capitale. Malheureusement, il se fait faucher par une camionnette au sortir d’un déjeuner avec Mitterand ; celui-ci s’apprête à mener campagne contre Giscard. Le commissaire Bayard est mis sur l’affaire, cependant il ne comprend que pouic à la langue des linguistes, tels que Foucault, Soller, BHL, Derrida, Umberto Eco… Un étudiant en sémiologie, Simon, va l’aider à les comprendre. Des Etats-Unis jusqu’en Italie, un périple fait de sociétés secrètes et d’assassins à leurs trousses, Bayard et Simon vont devoir élucider cette énigme et éviter que cette fonction ne tombe entre de mauvaises mains…

Où l’on plonge dans l’élite intellectuelle bobo, qui se gargarise de son intelligence, où tous font semblant de s’apprécier mais c’est à qui aura le dernier mot… Celle-ci est étroitement liée au milieu politique, et voilà Giscard et Mitterand qui se disputent le titre de président ; chacun a ses alliés, mais n’oublions pas les traîtres ! Simon se demande quelques fois s’il lui-même est un être de fiction, tant il échappe souvent, et de très peu à la mort ; mais quel est cet auteur qui lui fait subir autant d’épreuves ? Les joutes oratoires de ces maîtres de la langue française sont habilement menées et des fois, assez décousues. La perplexité de Bayard face à ces intellectuels qui coupent un cheveu en quatre pour pas grand chose est hilarante, et les portraits de ces derniers sont magnifiquement dressés.

Un excellent roman, tant sur le fond que dans les formes !

18/20

« J’ai voulu oublier ce jour » de Laura Lippman, paru chez Points en septembre 2014

Synopsis

« Il y a quelques années, ils formaient une bande d’amis, les meilleurs amis du monde. Mais le temps a passé et ils sont maintenant presque tous mariés, sont pris dans leurs vies de famille et se sont lentement perdus de vue. Jusqu’à oublier même leur terrible mensonge.
Mais quand Gordon, le plus attendrissant de la bande, meurt soudainement, tout s’écroule. Et les soupçons commencent à émerger…. »

J’ai découvert cette autrice par hasard, en commençant par « Celle qui devait mourir », un excellent roman noir, très psychologique et excellement écrit. J’ai continué à en lire beaucoup d’elle, avec plus ou moins de plaisir. Disons que Laura Lippman est une fine plume, dont le point fort est sans conteste sa capacité à élaborer des personnages complexes, crédibles et passionnants, mais qui pèche parfois par la lenteur de ses récits.

Cinq enfants, dans les années 1980, toujours fourrés ensembles, à jouer sans que leurs parents ne s’y mêlent plus que ça. Gwen, la jolie fille choyée, Mickey, la petite garçon manquée, Sean, le sérieux, Tim, le fanfaron, et Gordon, dit « Go-go », le plus inconséquent de tous. Les garçons sont tous frères. Trente ans plus tard, Gordon meurt tragiquement dans un accident de voiture, résultat de ses soucis d’alcool. Si chacun a fait sa vie de son côté, ils vont se retrouver à l’occasion de l’enterrement de ce dernier, et vont se remémorer des choses qu’ils auraient préféré oublier…

Si ce roman est loin d’être déplaisant à lire, et même si l’on veut absolument connaître le dénouement, j’ai eu un sentiment d’inachevé en le refermant. Je m’attendais à plus sombre, à un véritable secret ; hors j’ai eu comme l’impression d’avoir été « trompée sur la marchandise ». De plus, il y a beaucoup de longueurs inutiles. En bref, un roman plutôt bon, mais quelque peu décevant tout de même car l’on reste sur sa faim.

14/20

« Maman a tort » de Michel Bussi, paru aux Presses de la cité en mai 2015

Synopsis

« Lorsque Vasile, psychologue scolaire, se rend au commissariat du Havre pour rencontrer la commandante Marianne Augresse, il sait qu’il doit se montrer convaincant. Très convaincant. Si cette fichue affaire du spectaculaire casse de Deauville, avec ses principaux suspects en cavale et son butin introuvable, ne traînait pas autant, Marianne ne l’aurait peut-être pas écouté. Car ce qu’il raconte est invraisemblable : Malone, trois ans et demi, affirme que sa mère n’est pas sa vraie mère. Sa mémoire, comme celle de tout enfant, est fragile, elle ne tient qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche…
Vasile le croit pourtant. Et pressent le danger. »

De cet auteur, j’avais détesté « Un avion sans elle » (l’horrible crime qui sous tend l’histoire s’avère être… un avortement !), moyennement accroché sur « N’oublier jamais », et c’est avec Mass critique/Babelio que je décide de retenter le coup avec son dernier roman dont le pivot central est un enfant de trois ans. Il confie à son psychologue scolaire des histoires de châteaux et de pirates, mais ne démord pas du fait que sa mère n’est pas sa vraie mère. Le psychologue, Vasile, va demander à la commandante Marianne Augresse un coup de main. Cette dernière doit également retrouver les coupables d’un cambriolage qui a mal tourné.

L’intrigue, bien que capillotractée comme dans tous les romans de Bussi, marche et nous tient en haleine. Ceci dit, pourquoi tant de clichés ? La commandante Augresse, qui s’occupe de deux affaires à la fois, est totalement obnubilée par le fait de se trouver un mari et d’avoir un enfant ! Elle ne cesse de fantasmer sur tout ce qui a un pénis ; je ne suis vraiment pas convaincue de l’intérêt de cette fixation dans l’histoire, sinon à l’alourdir et à trouver la commandante ridicule. J’ai remarqué que dans tous les romans de Bussi, on trouvait de bonnes grosses idées reçues sur les femmes et les hommes, et sur les arabes dans « N’oublier jamais ». Il faudrait vraiment que Mr Bussi cesse de lire « Mars et Vénus » et construise des personnages réels, étoffés, dont la psychologie ne s’appuie pas que sur des clichés éculés sur le sexe/le physique. Il aurait tout à y gagner.

Sinon, un roman qui se laisse lire, dont la fin est étonnante, idéal pour les vacances à venir !

13/20

« Je ne suis pas un serial killer » de Dan Wells, paru chez Pocket en juin 2012

Synopsis

« John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, tenue par sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animaux et, depuis son plus jeune âge, il nourrit une véritable passion pour les tueurs en série. Peu excité à l’idée de devenir un serial killer, il décide de parler à un psychologue et de suivre des règles afin de ne pas commettre l’irréparable. Mais de nombreux meurtres secouent sa ville ; il y aurait donc un homme plus dangereux que lui… »

Ayant beaucoup apprécié la série « Dexter », je me suis dit que l’histoire de cet adolescent sociopathe ne pouvait que me plaire. Contrairement à Dexter, qui tue ceux qu’il juge mauvais, John, un adolescent de 15 ans, fait tout pour ne pas céder à ses pulsions et tente même de déchiffrer les émotions de ses contemporains. Ecrit à la première personne du singulier, nous connaissons tout des pensées de John, qui s’avère doté d’un humour noir savoureux.

Mis à part ses quelques « particularités », John mène sa vie cahin-caha. Au lycée, il a un ami, un garçon grassouillet, mis à part comme John, qui parle beaucoup ; ça tombe bien, John préfère écouter – ou rester plongé dans ses pensées. Il aide sa mère et sa tante à embaumer des cadavres, un plaisir, une soupape de sécurité pour le jeune homme fasciné par la mort. Mais une série de meurtres particulièrement sordides apparaît dans la petite ville ; chaque cadavre est délesté d’un organe ou d’une partie de son corps. Qui mieux placé que John pour découvrir le psychopathe qui commet ces atrocités ?

Un thriller original et rondement mené, le personnage de John étant drôle et attachant. Son incapacité à comprendre les sentiments des autres amène à des situations loufoques. La touche de fantastique ne dépareille pas dans ce roman que j’ai dévoré d’une traite, m’immergeant totalement dans l’univers et la tête du jeune sociopathe. Une belle découverte, d’autant que ce livre est le premier d’une trilogie ; en espérant être tout autant conquise par les 2 autres tomes !

17/20

« L’écorchée » de Donato Carrisi, paru chez Calmann-Lévy en octobre 2013

Synopsis

« Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres.
On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature.
De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi.
Or chez certains, cette sensation ne passe pas.
Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir.
Un jour, ils se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi.
Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.
Et soudain, ces disparus reviennent pour tuer… »

Depuis le temps que cet auteur italien s’est fait un nom sur la scène littéraire des thrillers, il fallait bien que j’y jette un coup d’oeil ! Et je n’ai pas été déçue, Carrisi mérite sa renommée. Si ce livre est la suite du premier qu’il ait écrit, « Le chuchoteur », l’on peut aisément commencer par celui-ci ; il y a certaines allusions à l’enquête précédente, mais rien qui ne gêne le plaisir de lire cet ouvrage haletant.

Mila est une inspectrice qui sort des sentiers battus, de par sa combativité, sa volonté de marcher hors des clous, et moins drôle, sa tendance à l’auto-destruction. Une personnalité complexe, sombre, tourmentée, qui lui permet de se lancer à la traque des meurtriers les plus compliqués. Ici, l’on retrouve des cadavres et, sur eux, des traces d’ADN qui correspondent à des personnes disparues depuis 20 ans… Lors de cette enquête pour le moins étonnante, son chemin va croiser celui de Simon Berrish, un inspecteur paria de la profession, solitaire, particulièrement doué pour faire parler les gens et leur faire avouer leurs plus noirs secrets. Un tandem qui va avoir du fil à retordre ; qui se cache derrière ces disparitions ? Pourquoi les disparus reviennent-ils pour tuer ?

Pas de temps mort dans ce roman, de longueur, Carrisi nous entraîne dans une course effrénée pour découvrir le mystère qui se cache derrière ces disparitions/réapparitions. Sa seule concession aux rebondissements de l’enquête, c’est lorsqu’il décrit ses deux personnages : Mila et Simon. Chacun a maille à partir avec son passé ; ensemble, ils vont s’entraider.

Un bon style, une histoire menée de main de maître, chapeau ! Il ne me reste plus qu’à lire la précédente aventure de Mila Vasquez 😉

16/20

« Ta vie contre la mienne » de Lisa Scottoline édité chez Pocket en mars 2015

Synopsis

« Bennie et Alice sont soeurs jumelles, des jumelles dites « homozygotes », d’une ressemblance parfaite, de véritables sosies. Pour le reste, elles-sont radicalement différentes. Bennie est avocate, à la tête d’un des plus importants cabinets de Philadelphie et mène une vie heureuse, tandis qu’Alice est à la dérive, entre petits boulots incertains et histoires d’amour sans lendemain. Trop de douleur, trop de jalousie. Un soir, Alice échafaude un piège machiavélique… »

Je continue dans ma lancée de tenter de nouveaux auteurs ; cette fois-ci, je choisis ce roman, alléchée par la quatrième de couverture. Une jumelle jalouse qui veut prendre la place de sa soeur, voilà qui est intéressant. Lisa Scottoline est connue depuis un certain temps, et a même remporté en 1995 le prix Edgar Allan Poe. Diplômée en droit, beaucoup de ses romans sont des thrillers juridiques. Bennie, l’une des soeurs jumelles, est d’ailleurs avocate, et on la retrouve dans d’autres livres de l’autrice.

Alice est acculée par ses activités illégales, et décide d’éliminer sa jumelle et de prendre sa place le temps de vider ses comptes et de s’envoler vers des cieux plus cléments. Le défi sera donc de berner ses proches le temps de faire sa petite affaire ; mais Bennie réussi à s’enfuir de la caisse dans laquelle sa soeur l’a enterrée… S’ensuit une sorte de course poursuite, où les jumelles n’auront de cesse de s’affronter.

Si je devais résumer ce livre à un mot ça serait : bof. Moyen, passable. Le style est plat, l’intrigue nous tient suffisamment en haleine pour que l’on finisse le roman mais rien de plus. La fin frise le ridicule… Bref, à éviter.

9/20

« Alex » de Pierre Lemaitre, paru chez Le livre de poche en mai 2012

Synopsis

« Qui connaît vraiment Alex?
Elle est belle. Excitante.
Est-ce pour cela qu’on l’à enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu.
Alex, plus intelligente que son bourreau.
Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien ni personne. »

Auteur de romans policiers reconnu depuis 2009, où son second roman, « Robe de marié », connaît un succès aussi bien auprès des lecteurs que des critiques, je n’ai entendu parler de lui que lorsqu’il remporte le Goncourt en 2013 pour « Au revoir là haut ». Je décide donc de lire son roman « Alex » pour ce personnage qui semble, au vu de la quatrième de couverture, fort et hors norme.

Alex se fait enlever, et séquestrer par un homme qui la suivait déjà depuis quelques temps. Les policiers ne tardent pas à trouver le coupable, qui préfère se donner la mort plutôt que de leur révéler où il a laissé sa captive. Lorsque ceux-ci découvrent l’endroit où Alex fut retenue prisonnière, celle-ci s’est enfuie. Commence alors la vraie énigme : qui est Alex ? Qu’a-t-elle fait ces dernières années, et pourquoi ? L’inspecteur fétiche de l’auteur, Camille Verhœven, un petit homme pugnace, va s’atteler à la tâche, malgré le fait que les souvenirs douloureux de sa femme enceinte kidnappée puis morte, lui reviennent régulièrement en mémoire.

Question suspense et rebondissements, Lemaitre se pose là. Effectivement il n’y a rien à redire sur son habileté à nous balader au fil des pages et sa capacité à nous tenir en haleine jusqu’à la fin. A chaque chapitre nous sommes surpris, et nous attendons fébrilement le dénouement de cette histoire, pour démêler l’écheveau compliqué qu’est la personnalité d’Alex. Quant à la fin, j’ai presque envie de dire qu’elle est sublime…

Bref, c’est un excellent thriller ; ceci étant dit, je mettrais tout de même un petit bémol quant au style. L’auteur écrit au présent, dans un langage parlé. Je me doute que beaucoup trouveront que ça colle au genre du roman, mais j’aurais préféré une écriture un peu plus soignée.

16/20