« La rage » de Zymunt Miloszewski publié chez Fleuve Noir en septembre 2016

Synopsis

« Un cadavre brûlé par des armes chimiques est retrouvé sur un chantier polonais. Les résultats de l’autopsie sont stupéfiants : certains membres prélevés sur place n’appartiennent pas au corps de la victime. Absorbé par cette étrange affaire, le procureur Teodore Szacki néglige une plainte pour violences conjugales. Il en prend conscience trop tard : la plaignante a été grièvement blessée. Son mari est découvert quelques jours après, vivant, mais la langue et les cordes vocales sectionnées… Mis en cause par sa hiérarchie, le magistrat voit sa carrière menacée, lorsque sa propre fille est enlevée à son tour. Il sent alors monter en lui la rage. Et une inextinguible soif de sang, capable d’emporter même le plus droit des justiciers… »

 

Où je retrouve avec grand plaisir mon procureur préféré, Theodore Szacki, cynique à souhait.

 
Dans cet opus, il se retrouve confronté à un squelette composé de plusieurs parties de différents êtres humains. Il est flanqué d’un adjoint, froid et intransigeant, que je trouve particulièrement intéressant. Pointilleux, droit, méticuleux, il possède une logique et un sens de la morale implacable. Il n’hésite pas à blâmer ouvertement Szacki lorsqu’il émet des commentaires sexistes, et surtout lorsqu’il ignore l’appel à l’aide d’une femme persécutée. Car là est le principal sujet de ce livre : les nombreuses femmes battues dans un silence assourdissant.

 
J’ai également beaucoup apprécié dans ce roman le fait que l’on en apprend toujours beaucoup sur la Pologne, un pays que je connais très peu. Il est encore très marqué par la Seconde Guerre Mondiale et les chapitres sont entrecoupés de pages relatant les actualités du moment.

 
Le livre possède une dimension féministe puisqu’il s’agit de la tragédie très commune des femmes battues, dont 122 perdent la vie chaque année en France par exemple. Mais l’on y parle de « théorie du genre » ce qui m’agace énormément car CELA N’EXISTE PAS. Il s’agit d’études de genre qui s’attachent à expliquer le conditionnement sociologique des femmes et des hommes.

 
Mis à part ce détail. j’ai adoré ce roman (tout comme les deux premiers), et j’espère fortement qu’il y aura une suite, vu le cliffangher gigantesque dans lequel nous a mis l’écrivain à la fin !

 

18/20

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