« ça peut pas rater » de Gilles Legardinier, paru chez Pocket en mars 2016

Synopsis

« – J’en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir !
Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse.
Anéantie, elle prend une décision sur laquelle elle jure de ne jamais revenir : ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer.
Ni dans sa vie privée, ni au travail. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c’est la méchante Marie qui est aux commandes.
Marie est remontée comme un coucou. Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes.
Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles. Et si, au-delà de ses illusions perdues, il était temps pour elle de découvrir tout ce qui vaut vraiment la peine d’être vécu ? »

Marie, après de nombreuses et loyales années passées avec Hugues, se fait quitter pour une femme plus jeune qu’elle et plus glamour. Elle décide donc qu’elle ne se fera plus avoir par les hommes, ces êtres cruels et incompréhensibles… Sa vengeance sera terrible !
La base de l’histoire en elle-même est déjà un poncif éculé, mais l’on aurait pu penser qu’un peu d’originalité aurait pu se dégager du synopsis vu et revu. Hélas, non ! Les clichés sur les hommes (tous pareils : renfermés, superficiels, cruels) et les femmes (but ultime de leur vie : trouver un homme bien à qui mitonner de bon petits plats, ainsi que la parfaite paire de chaussures) parsèment (et agacent fortement) ce roman. Les ressorts « comiques » de cette ouvrage reposent donc essentiellement sur le thème « les hommes viennent de mars, les femmes viennent de vénus ».
Si je n’adhère déjà pas à l’idée que « les hommes/les femmes sont tous les mêmes », alors là j’ai eu ma dose… Sans oublier que dès les trente premières pages l’on sait déjà comment l’histoire va finir : (attention spoil…) Marie va finir heureuse et comblée au bras de son collègue de travail qu’elle n’avait jamais remarqué, Hugues seul et malheureux, et en prime, Marie va sauver les salariés de sa boîte menacés par un méchant patron et son bras droit. Car, comme elle le dit elle-même : « je suis faite pour aimer, pas pour combattre ». Ben oui, les femmes sont douces et gentilles tout de même, même lorsqu’elles sont en colère. Et j’ai trouvé l’héroïne prodigieusement irritante… Si elle est censée représenter la gente féminine, alors je ne suis pas une femme – ni un hommes, ces derniers n’étant pas épargnés par les stéréotypes, mais divisés en deux catégories : les salauds et les princes charmants (oui, comme dans un conte de fées).
Je ne sais pas si c’est la vision des rapports hommes/femmes de Mr Legardinier, ou juste un procédé qu’il utilise pour faire des « blagues » faciles (et mille fois lues et entendues), mais dans les deux cas, j’ai été écoeurée de tous ces clichés, et de cette mièvrerie rose bonbon… De cet auteur, je me souviens avoir apprécié son premier roman, « L’exil des anges« , et je pense que je vais en rester là, ses autres romans semblent être taillés sur le même modèle.

4/20

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