« Pretty girls » de Karin Slaughter, paru chez Mosaïc en février 2016

Synopsis

« Deux soeurs. Deux étrangères. Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses soeurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.  A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante… « 

Adepte des romans de Karin Slaughter, une autrice à succès qui doit sa renommée à ses séries d’enquêtes policières, que j’ai lu et bien apprécié. Elle change de registre dans cet opus en s’essayant au thriller psychologique, où l’on constate qu’elle maîtrise tout aussi bien les deux genres. Un livre de quelques 500 pages que l’on lit d’une traite tant le suspense est soutenu.

Cela fait une vingtaine d’années que deux soeurs, Claire et Lydia, ont coupé les ponts ; la disparition de aînée, Julia, le suicide de leur père, les accusations de Lydia contre le mari de Claire, ont eu raison du lien familial. Mais le mari de Claire, Paul, est assassiné sous les yeux de sa femme, et une adolescente a disparu dans de mystérieuses conditions semblables à celles de Julia ; les deux soeurs vont reprendre contact, déterrer de sombres secrets, et subir le pire : la vérité. Sans oublier les tortures, décrite avec un froid détachement qui en amplifie l’horreur, qui font de ce livre un ouvrage à ne pas laisser entre les mains des âmes sensibles.

Le style d’écriture distancié nous plonge dans une lente descentes aux enfers, où l’on ne peut faire confiance à personne. Slaughter fait monter l’angoisse crescendo, pour finir dans une sorte d’apothéose de violences. De fait, je ne peux que saluer l’autrice pour ce tour de main. Un roman noir, très noir, mené d’une main de maître.

17/20

 

 

 

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