« Funny Girl » de Nick Hornby, paru chez Stock en août 2015

Synopsis

« Dans les Swinging Sixties la nation tout entière est sous le charme de Sophie Straw, la nouvelle star de la comédie à succès de la BBC. Ça tombe bien, celle ancienne Miss Blackpool n’a qu’une ambition dans la vie : faire rire les gens. En studio comme à l’écran, l’équipe du feuilleton vit de grands moments. Lorsque la fiction rejoint la réalité de trop près et que le scénario épouse les péripéties de la vie, chacun doit faire un choix. Continuer ou changer de chaîne ? Une défense et illustration de la pop culture et du divertissement, plein de fous rires et de tendresse. »

De cet auteur anglais contemporain, j’avais bien apprécié « Slam » et « A propos d’un gamin ». Hornby excelle à nous relater des péripéties autour des moeurs anglaises, pointant du doigt, avec un mélange de cynisme et d’humour, les travers de la société actuelle. Dans ce nouveau roman, il s’immerge dans les années sixties et, tout en gardant son ton drôle voire ironique, nous plonge dans cette période riche en changements.

Barbara est une jeune femme de vingt ans au physique de pin up. Contrairement à beaucoup de ses amies, ça n’est pas de montrer sa plastique avantageuse qui l’intéresse, mais de faire rire les gens. Elle veut être une comique et, dans les années 60, ce domaine est réservé aux hommes. Barbara, après avoir été élue « Miss Blackpool », plaque tout et déménage à Londres pour vivre son rêve. Elle rencontrera des obstacles à cause de son genre et de son physique, mais finira par décrocher la timbale en rejoignant « la fine équipe », composée d’un producteur, de deux scénaristes et d’un acteur, qui, emballés par son charme et son don de la comédie, décident de lui écrire un show sur mesure qui la propulsera sur le devant de la scène.

Je trouve que ce roman est le plus abouti de l’auteur ; sa descriptions des années 60/70, des petites jalousies internes, de l’égo des acteurs, du politquement correct qu’il ne faut pas bousculer, et de l’avancée en matière des droits des femmes notamment. Le personnage de Sophie/Barbara est jubilatoire et très attachant ; toute en retenue, finesse et intelligence, elle arrivera à doubler son partenaire masculin. La parenthèse de fin, où l’on retrouve toute la bande âgée de 70 ans, est attendrissante et conclue parfaitement un roman impeccable au style narratif limpide.

18/20

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