« Les liens du mariage » de J. Courtney Sullivan paru chez Le livre de poche en avril 2015

Synopsis

« France, Evelyn, James, Delphine et Kate – cinq destins s’entrecroisent sans savoir ce qui les lie. De Frances, pionnière de la publicité dans les années 1940, qui a sacrifié sa vie amoureuse au profit de sa carrière, à Kate, jeune femme des années 2000, qui a arrêté de travailler pour s’occuper de sa fille, tout en fuyant le mariage, J. Courtney Sullivan retrace les évolutions du couple depuis 60 ans. »

De cette autrice, je garde un excellent souvenir de son premier roman « Les débutantes » ; l’histoire de quatre adolescentes qui se rencontrent, deviennent amies, et traversent le périple qu’est la vie, parfois ensemble, parfois séparées. Ici, cinq histoires s’entrecroisent autour de l’engagement marital. Ces destins vont être tous liés par l’industrie diamantaire De Beer, et les personnages vont même être amenés à se croiser au fil du temps ; l’histoire s’étalant de 1972 jusqu’en 2012. Dès le début il est question du fameux diamant, symbole de l’alliance et de l’engagement, dont Frances Gerety – qui a réellement existé – en fait la publicité. C’est elle qui inventera le fameux slogan « Un diamant est éternel ».

Cette autrice est réellement très douée pour créer des personnages nuancés, attachants, plus que crédibles ; c’est son point fort. Là où elle excelle aussi, c’est dans l’art de croiser ces destin, de les lier de façon incongrue, nous surprenant régulièrement. Elle fait d’un roman sociologique sur le mariage une sorte d’enquête policière ; l’on se demande à chaque fois où elle veut nous emmener. D’une saga à priori « futile » sur le mariage, J. Courtney Sullivan réussit le tour de force d’insuffler des éléments politiques, sociétaux et économiques dans un roman dont la base est plutôt l’histoire de différents personnages. Tout en suivant les destins croisés de personnages tous différents et attachants à leurs façons, l’on suit l’évolution d’un code sociétal, du modèle familial et de son changement au travers des années.

On saluera les pointes féministes de l’autrice, son extrême habileté de conteuse qui font de ce livre un roman passionnant et foisonnant.

17.5/20

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