« Maman a tort » de Michel Bussi, paru aux Presses de la cité en mai 2015

Synopsis

« Lorsque Vasile, psychologue scolaire, se rend au commissariat du Havre pour rencontrer la commandante Marianne Augresse, il sait qu’il doit se montrer convaincant. Très convaincant. Si cette fichue affaire du spectaculaire casse de Deauville, avec ses principaux suspects en cavale et son butin introuvable, ne traînait pas autant, Marianne ne l’aurait peut-être pas écouté. Car ce qu’il raconte est invraisemblable : Malone, trois ans et demi, affirme que sa mère n’est pas sa vraie mère. Sa mémoire, comme celle de tout enfant, est fragile, elle ne tient qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche…
Vasile le croit pourtant. Et pressent le danger. »

De cet auteur, j’avais détesté « Un avion sans elle » (l’horrible crime qui sous tend l’histoire s’avère être… un avortement !), moyennement accroché sur « N’oublier jamais », et c’est avec Mass critique/Babelio que je décide de retenter le coup avec son dernier roman dont le pivot central est un enfant de trois ans. Il confie à son psychologue scolaire des histoires de châteaux et de pirates, mais ne démord pas du fait que sa mère n’est pas sa vraie mère. Le psychologue, Vasile, va demander à la commandante Marianne Augresse un coup de main. Cette dernière doit également retrouver les coupables d’un cambriolage qui a mal tourné.

L’intrigue, bien que capillotractée comme dans tous les romans de Bussi, marche et nous tient en haleine. Ceci dit, pourquoi tant de clichés ? La commandante Augresse, qui s’occupe de deux affaires à la fois, est totalement obnubilée par le fait de se trouver un mari et d’avoir un enfant ! Elle ne cesse de fantasmer sur tout ce qui a un pénis ; je ne suis vraiment pas convaincue de l’intérêt de cette fixation dans l’histoire, sinon à l’alourdir et à trouver la commandante ridicule. J’ai remarqué que dans tous les romans de Bussi, on trouvait de bonnes grosses idées reçues sur les femmes et les hommes, et sur les arabes dans « N’oublier jamais ». Il faudrait vraiment que Mr Bussi cesse de lire « Mars et Vénus » et construise des personnages réels, étoffés, dont la psychologie ne s’appuie pas que sur des clichés éculés sur le sexe/le physique. Il aurait tout à y gagner.

Sinon, un roman qui se laisse lire, dont la fin est étonnante, idéal pour les vacances à venir !

13/20

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