« Entre Dieu et moi, c’est fini » de Katarina Mazetti, édité chez Babel en février 2011

Synopsis

« Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte. Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. »

Comme beaucoup de gens, j’ai découvert cette excellente autrice via son premier roman pour adultes « Le mec de la tombe d’à côté » qui se base sur sa propre expérience de femme de paysan. J’ai ensuite lu plusieurs autres romans d’elle, et là je viens de finir ce livre pour adolescents, et je n’ai pas été déçue ; elle est aussi habile à se mettre dans la tête d’une jeune fille.

Linnea, donc, se sent plus que seule depuis la mort de sa meilleure amie Pia. Elle parle aux murs pour se décharger de sa souffrance, de ses frustrations, de sa solitude, et de tous les soucis qui émaillent la vie d’une adolescente. Cette grande tige poussée trop vite avait trouvé en Pia une confidente, une soeur, qui est elle aussi très grande, mais contrairement à Linnea, elle l’assume, en fait une force. Linnea l’admire pour cela, elle aimerait avoir autant d’assurance. Le récit alterne entre passé et présent ; Linnea continue sa vie tout en tentant de surmonter la disparition de sa meilleure amie, et discute avec sa grand-mère du mystère qui planait autour de Pia.

Sans jamais tomber dans le pathos, Mazetti sait capter les doutes et les peurs de Linnea de façon très juste, avec beaucoup de sensibilité. Les chapitres sont courts, la lecture fluide et agréable ; un très beau roman, juste et profond, sur l’adolescence et la mort. Il faut également savoir que ce livre est le premier d’une trilogie.

16/20

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