« Une vie après l’autre » de Kate Atkinson, publié chez Grasset en janvier 2015

Synopsis

« 11 février 1910 : Ursula Todd naît et meurt aussitôt. 11 février 1910 : Ursula Todd naît et meurt, quelques minutes plus tard, le cordon ombilical enroulé autour du cou. 11 février 1910 : Ursula Todd naît le cordon ombilical menace de l’étouffer, mais cette fois le médecin est là pour le couper, et Ursula survit. Ursula naîtra et mourra de nombreuses fois encore ; à cinq ans, noyée ; à douze ans dans un accident domestique ; ou encore à vingt ans, dans un café de Munich, juste après avoir tiré sur Adolf Hitler et changé ainsi, peut-être, la face du monde…. Si l’on avait la possibilité de changer le cours de l’Histoire, souhaiterions-nous vraiment le faire ? »

J’ai lu quelques ouvrages de Kate Atkinson, et n’ai jamais été déçue. Son écriture est remarquable et son habileté à raconter des histoires m’ont toujours épatée. Je me rappelle notamment de « La souris bleue », que j’avais lu quasiment d’une traite. La quatrième de couverture de celui-ci étant grandement alléchante, je n’allais pas me priver !

Ici, on a affaire au fameux « effet papillon » ; que se passe-t-il si l’on change, ne serait-ce qu’une minuscule chose, dans le temps ? L’effet serait-il positif, négatif, neutre, quel ampleur pourrait-il prendre ? Un sujet que je trouve, pour ma part, absolument passionnant.

Ursula naît donc, après moult péripéties, en 1910, et n’est qu’une enfant lors de la première grande guerre – celle-ci ne l’affectera que peu et l’on suit ses (multiples, évidemment) parcours qui se cantonnent à sa famille et proches. Ursula ne maîtrise absolument pas son pouvoir, il lui arrive de remonter le temps sans le savoir, et apprend vite à ne rien divulguer de peur de passer pour une folle. Elle tente, réussit parfois, à changer les choses, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent. L’écriture est excellente, et le fond historique ne gâche rien. Ursula va voir et vivre la Seconde guerre mondiale, de différentes façons comme à son habitude. Elle va également changer de caractère en fonction des événements qu’elle va vivre (viol, mari violent…), mais impossible de s’attacher à elle. Elle est trop froide, et l’autrice ne fait rien pour que nous ayons la moindre empathie pour elle. Peut-être est-ce voulu, mais quel intérêt de lire l’histoire d’un personnage qui ne nous touche pas ? D’autant qu’avec toutes les possibilités offertes à l’autrice par ce personnage que l’on peut tuer et ramener à la vie inlassablement, il y aurait matière à nous faire nous attacher à elle.

Si en apparence ce récit semble prenant et bon, je suis tout de même plus que mitigée à son égard. Il est agréable à lire certes sauf que… L’autrice prend un malin plaisir à mélanger les époques, à créer de multiples personnages sans que nous n’ayons une simple ligne de présentation, ou une date, ce qui fait qu’au final, le roman m’a semblé tout à fait décousu. Peut-être n’ai-je pas été suffisamment attentive, du fait de ma manie de lire dans le métro, mais très honnêtement, j’ai dû comprendre 70% de l’histoire. Ce que j’ai lu m’a plus, mais n’ayant pas réussi à mettre tous les bouts ensemble, le livre m’a fait l’effet d’un puzzle délivré sans mode d’emploi. Peut-être réessairai-je de le lire « dans de meilleures conditions » (pas de bruit, rien, concentration au maximum) mais pour l’instant je suis plutôt déçue…

11/20

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