« Une histoire de fous » de John Katzenbach, édité chez Pocket en mars 2008

Synopsis

« Francis sortait juste de l’ adolescence quand, après des accès de violence, sa famille l’a fait interner dans un hôpital psychiatrique. Le jeune homme a alors découvert un véritable purgatoire peuplé de malades mentaux aux allures de morts vivants, d’ infirmières blasés et de médecins condescendants.
Vingt ans plus tard, Francis mène une vie solitaire dans un petit appartement. Il accepte de participer à une cérémonie commémorative, qui va réveiller des fantômes qu’il croyait enfouis à jamais au plus profond de son esprit : le souvenir d’ événements effroyables qui se sont produits à l’ hôpital, deux décennies auparavant.
Tout a commencé avec l’ assassinat d’une infirmière, un soir, après l’ extinction des feux… »

Premier roman de cet auteur que je lis, j’ai été très agréablement surprise. La densité de ce roman exige que l’on s’accroche sur les 200 premières pages, où l’on pose tout d’abord le cadre et les personnages. La structure narrative alterne le passé et le présent ; Francis entreprend de relater ce qu’il s’est passé vingt ans auparavant dans l’asile psychiatrique. Son support, les murs de son appartement, ses souvenirs prenant forme sous forme de voix et d’hallucinations. On distingue le présent du passé car ce premier est écrit à la première personne du singulier par Francis.

Un tueur planqué parmi les dingues, donc, où les règles du monde extérieur ne s’appliquent pas dans un endroit ou l’anormalité est la normalité et vice-versa. Une femme flic spécialisée dans les crimes sexuels va s’introduire dans ce milieu afin de débusquer ce tueur qui a déjà sévi auparavant et qui a sa signature ; en plus de violer ses victimes – des femmes aux cheveux blonds et courts – il leur sectionne des phalanges. Cette femme, Lucy, traumatisée par un viol qu’elle a subit lorsqu’elle était étudiante, va le traquer jusqu’à l’obsession, aidée de Francis et de Peter, dit le Pompier, car il en était un avant de déraper et d’atterrir dans cet asile.

Ce roman est un sacré pavé, à la rédaction excellente, dont le suspense est distillé à chaque page. Cependant, on ne peut le qualifier de page turner, ce n’est pas un simple thriller où l’on souhaite juste connaître le meurtrier, il pose des questions sur la folie, la sienne, celle des autres, à quel moment peut-on basculer et pourquoi… Un roman que l’on oublie pas de sitôt.

18/20

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