« Comment je vais tuer Papa » de Carina Bergfeldt aux éditions Black Moon – Paru en février 2014

Synopsis

« Julia est reporter.
Ing-Marie est journaliste chargée des affaires criminelles.
Anna fait partie de la crim.
Ces trois femmes ont chacune une raison personnelle d’élucider le meurtre sordide qui ébranle leur petite ville. Ces trois femmes ont un démon intime à éliminer. Laquelle s’apprête à commettre l’irréparable ? Laquelle de Julia, Ing-Marie ou Anna, pourrait tuer son propre père »

Elisabeth Horjt, jeune mère de famille, a disparu depuis soixante et un jours, jusqu’à ce que l’on retrouve son corps, noyée dans le Simsjon, dans une flamboyante robe rouge. Sa préférée, selon son mari Klas. Julia et Ing-Marie, travaillant dans le même journal, vont tout faire pour découvrir le meurtrier, ainsi qu’Anne, policière en charge de l’affaire.
En parallèle à cette enquête, une femme inconnue relate la maltraitance dont a fait preuve son père, envers elle, ses frères, et ses deux femmes. Elle réfléchit à élaborer le meurtre parfait afin de stopper la violence de cet homme.

Tout au long du roman, deux suspenses se forment et s’alternent – laquelle de ces trois femmes en veut tant à son père qu’elle en planifie son meurtre ? Qui a tué la pauvre Elisabeth Horjt, épouse dépassée par ses tâches de mère au foyer, trompée par son mari ? L’autrice alterne le point de vue de l’inconnue – qui ne l’est pas tant que ça vu qu’elle fait partie du trio d’enquêtrices – tandis que Julia, Anna et Inge-Marie cherchent à leurs façons qui a mis fin aux jours d’Elisabeth.

Les trois principaux personnages interagissent également entre elles, là aussi l’on se demande ce qui a lié Julia et Anna ; quant à Inge-Marie, l’originale ahurie, elle va peu à peu s’ouvrir au monde avec l’aide de sa nouvelle amie Julia.  La plume est alerte et agréable, le style fluide et maîtrisé ; l’on a aucun mal à passer du présent au passé, d’une narratrice à une autre.

Premier roman de Carina Bergfeldt, elle est une écrivaine suédoise prometteuse, qui use de références telles que Millénium ou Dexter. Elle s’inscrit dans la lignée d’écrivaines de romans policiers scandinaves telles qu’Anne Holt ou Camilla Lackberg. Elle décortique les différentes façons dont peuvent s’exprimer la misogynie au sein d’une famille et les conséquences destructrices qu’elles peuvent avoir sur les enfants. Le suspense est au rendez-vous, deux même sont enchevêtrés ; difficile de lâcher ce livre avant la fin !

15/20

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